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    Actualité burundaise du 23 Avril 2009

    A la Une

    -  Sécurité : Une femme a été tuée ce 22 Avril 2009 dans une attaque à la grenade par cinq hommes armés de fusils et de grenades à Kizuka dans la commune Rumonge (Province Bururi). Son mari, Jean Marie NDAYIKENGURUKIYE, et son enfant ont été grièvement blessés ; (Bonesha FM, Isanganiro, RPA)

    -  Santé : L’arrêt du service minimum qui était prévu ce 23 avril par les médecins des syndicats SIMEBU et SYMEGEB n’a pas eu lieu. Dr HAJAYANDI indique que ce report a été motivé par la reprise des négociations entre le gouvernement et les médecins. La médiation a accordé quarante huit heures aux deux parties, à partir de l’après-midi de ce 24 Avril, pour qu’elles donnent leurs avis sur la série de propositions présentées ce 22 Avril par elle. Le médiateur Sylvestre NTIBANTUNGANYA espère que ces propositions vont aider les deux parties en désaccord à avancer vers une conclusion positive des négociations. Signalons que certains parlementaires et des représentants des organisations de la société civile comme l’OLUCOME, l’OAG, le Conseil national de Bashingantahe et la ligue Iteka avaient été invités comme observateurs à ces négociations. Les représentants des syndicats SIMEBU et SYMEGEB ont annoncé que l’ultimatum d’arrêter le service minimum prendra alors cours ce 26 Avril si les négociations n’aboutissent pas à des résultats satisfaisants pour eux ; (Bonesha FM, Isanganiro, RPA, Renaissance FM)

    -  Economie : Inauguration ce 23 Avril du nouveau siège de la FINBANK par le président de la République. A cette occasion, le président Pierre NKURUNZIZA a exhorté les gestionnaires des banques à revoir à la baisse les taux d’intérêt et de proposer au gouvernement des actions de développement en faveur de leurs concitoyens dont la majorité vit encore du secteur primaire au lieu de leur présenter uniquement le bilan des milliards de bénéfices réalisés. Le chef de l’Etat a également interpellé la magistrature, l’administration et les corps de police à décourager à jamais les associations de micro finance qui s’adonnent à escroquer la population. Le directeur général de cette banque a indiqué qu’ils comptent faire des partenariats avec d’autres institutions, étendre leur réseau. La FINBANK se fixe l’objectif d’être parmi les deux premières banques dans les trois ans à venir dans la région ; (Radio Nationale, Rema FM, RIA)

    -  Société :

    1. Des chiens errants et enragés ont déjà tué sept chèvres et mordu cinq personnes en province de Muyinga. Ces personnes sont actuellement sous traitement d’après le Docteur Irenée NDABAGIYE, responsable du bureau provincial de la santé. Le médecin provincial de l’élevage indique que si les médicaments sont disponibles, ils sont tout de même chers. Les autorités sanitaires ont déjà commencé à recenser tous ces chiens pour une période d’un mois afin de leur administrer un vaccin antirabique ; (Bonesha FM, Isanganiro)

    2. Quarante et une personnes de la province de Gitega ont été victimes de morsures de chiens errants depuis le début de l’année 2009. L’année dernière, les chiffres étaient beaucoup plus élevés. Cette situation entraîne le déblocage de plusieurs millions de francs pour achat des vaccins antirabiques. Le médecin de la province sanitaire de Gitega recommande la vaccination de tous les chiens domestiques et la chasse aux chiens errants pour pallier à cette situation ; (RPA)

    -  Conflit foncier : Les problèmes fonciers qui minent le pays et les conséquences néfastes qui en résultent étaient ce 23 Avril au centre des échanges qui se déroulent dans le cadre de la concertation entre le gouvernement et le Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB). Les provinces dans lesquelles on trouve plus de conflits fonciers sont Bururi, Makamba et Ngozi comme l’a précisé Abbé Astère KANA, président de la Commission Nationale Terres et autres Biens (CNTB). Cependant, la province qui vient en tête est Bururi avec 1 666 conflits fonciers suivie de Makamba avec 1 539 conflits fonciers et Ngozi qui a 1 308 conflits fonciers ; (CCIB FM+, RIA)

    -  Justice : Le Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC) a indiqué ce 22 Avril qu’il est optimiste pour les résultats des enquêtes qui vont être appuyées par des envoyés du Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) sur l’assassinat de l’ancien Vice-président de l’OLUCOME. La chargée du plaidoyer au sein du FORSC, Solange HABONIMANA, fait savoir que c’est une réponse à l’une des doléances que les organisations de la Société civile ont exprimé. Elle l’a indiqué dans une lettre adressée au président de la République datée du 15 Avril 2009. Au sujet des appels anonymes et des tracts adressés à certains membres de la Société civile, Solange HABONIMANA, affirme que ces formes d’intimidation ne vont pas affecter leur engagement ; (Isanganiro, Renaissance FM)

    -  Culture : Célébration ce 23 Avril de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur sous le thème « L’alphabétisation, source de liberté. » Le directeur général de l’UNESCO a invité l’ensemble des pays, des partenaires et des amis de l’UNESCO à une réflexion commune sur la place du livre dans les politiques éducatives et culturelles et sa contribution dans l’émergence d’une diversité créatrice plus utile que jamais. (Radio Nationale, Rema FM, RIA)

    RPA (93.7 FM)

    -  Editorial : L’agrément du FNL comme parti politique est une étape importante dans l’histoire politique du Burundi. Lorsque ce mouvement est né en 1980, le pays était caractérisé par des tensions politiques dues à des divisions ethniques et à l’exclusion. Ces divisions se reflétaient jusque même au nom du mouvement qui se voulait défenseur d’une seule ethnie. L’agrément du FNL est donc un des signes que les Burundais commencent à rompre avec les divisions ethniques. Depuis l’indépendance du Burundi, beaucoup de faits négatifs ont marqué le pays, tous basés sur l’ethnie, la région ou la politique. Les sages disent « point de désastre là où il y a des hommes intègres, dignes et doués de sagesse ». Mais, le désastre a bel et bien eu lieu. Pouvons-nous dire qu’il n’existe plus d’hommes talentueux au Burundi ? Plusieurs voies ont été tentées notamment l’unité nationale et la démocratisation. Lorsque ces voies se sont avérées inefficaces, on a eu recours aux armes. Mais sans nous tromper, on peut affirmer que la voie du dialogue produit de meilleurs fruits. Un proverbe dit « le passé prépare l’avenir ». Si le Burundi n’a pas de vrais leaders et que le cycle de l’exclusion, du harcèlement et de la confrontation se réinstalle, rien n’empêche que le Burundi replonge dans la violence. Aujourd’hui, des hommes et des femmes sont emprisonnés ou tués à cause de leurs idées. Certains partis politiques, notamment l’UPD-Zigamibanga et le CNDD ainsi que le MSD, mouvement politique en instance d’agrément, se lamentent d’être malmenés et d’être freinés dans leur volonté de faire de la politique. La liste des maux n’est pas exhaustive, un jour une goutte d’eau ferra déborder le vase. Il est temps de mettre un terme aux mauvaises pratiques qui ont caractérisées tous les gouvernements depuis l’indépendance à nos jours. Un pouvoir sans discrimination, voilà ce dont le Burundi a besoin. Il faut donner à tous ceux qui le souhaitent la chance d’entrer en politique car lorsque l’histoire se répète, cela devient une farce ;

    -  Sécurité :

    1. Plusieurs ménages des localités Mbare et Gasarara en commune Nyabiraba (de la province Bujumbura rural) ont passé la nuit à la belle étoile. Cette population est traumatisée par les combattants du FNL qui n’ont pas été démobilisés. Après avoir brûlé leurs huttes, ces derniers ont élu domicile dans les ménages avoisinants et ont pris la nourriture de ces familles ;

    2. Un homme a été blessé grièvement à coups de poignards en province de Kayanza. La victime, âgée de 32 ans, a été attaquée par des malfaiteurs dans la nuit du 22 Avril alors qu’il sortait pour se soulager. Les sources policières indiquent que les enquêtes ont commencé ;

    -  Infanticide : Une fille âgée de 18 ans de la commune Kayanza a mis au monde et a jeté dans la toilette son enfant. La meurtrière n’est pas encore arrêtée mais les recherches ont commencé ;

    -  Voierie urbaine : Les usagers de la route Bujumbura- Rumonge s’inquiètent de la façon dont certaines parties de cette route sont réhabilitées. C’est le cas du tronçon entre le lycée international de Bujumbura et le pont de la rivière Mugere. Ce tronçon est multicolore parce qu’il a été réhabilité partiellement. Des nids de poule s’observent après l’hôpital CMCK ce qui poussent les usagers de la route à se demander si la réhabilitation est terminée ou pas. Toutefois, des dos d’âne ont été faits alors qu’on sait qu’ils ne sont construits qu’en dernier lieu. Signalons que la réhabilitation de cette route a été confiée à la société BERCO après l’avoir retirée des mains de l’EMUGECO qui n’avait pas respecté les délais convenus.

    Radio Nationale (92. 9 FM)

    -  Politique : La province de Bubanza est prête à accueillir les démobilisés du FNL ressortissants de cette province. Cette déclaration est du gouverneur Pascal NYABENDA qui interpelle ces démobilisés à cohabiter pacifiquement avec les autres habitants. Néanmoins, des inquiétudes persistent pour les combattants originaires des autres provinces. Le gouverneur de Bubanza les appelle à rentrer chez eux le plus rapidement possible, cet appel intervient après les manifestations de ce 22 Avril au site de pré rassemblement de Rukoko où il y a eu explosion des grenades par ces anciens combattants du FNL. Signalons que ces anciens combattants ont également brûlé leurs huttes ;

    -  Conflits fonciers : Les litiges fonciers sont de plus en plus inquiétants en province de Makamba. Les réfugiés de 1972 rapatriés par le HCR se disputent les parcelles avec les résidents de cette province. Sur 45 000 réfugiés attendus sur tout le territoire national, 25 000 sont originaires de Makamba et les communes les plus concernées sont Kibago, Kayogoro et Nyanza-Lac. La Commission Nationale Terre et autres Biens (CNTB) déplore que ni les rapatriés ni les résidents, aucun n’a compris le message gouvernemental. Les premiers s’attendent à regagner l’entièreté de leurs propriétés au moment où les seconds refusent de partager les parcelles avec les rapatriés brandissant des titres de propriété leur fournis par l’administration. Les conflits entre les deux tournent parfois aux confrontations ;

    -  Humanitaire : Trente cinq familles soit plus de cent demandeurs d’asile congolais dorment à la belle étoile depuis ce 20 avril devant les bureaux de l’office national pour la protection des réfugiés et des apatrides après leur transfert du bureau du HCR à Bujumbura. Ces congolais avaient fui les combats au sud Kivu il y a trois semaines et attendent d’être transférés dans des camps des réfugiés. Ils sont sans nourriture ;

    -  Education :

    1. Le Lycée de Vugizo fait face à la vétusté des salles, ce lycée a été déménagé dans les bâtiments de l’ENS suite aux éboulements qui le menaçaient. La direction de cette école a donc été contrainte de fusionner certaines classes. Il n’y a pas de bibliothèque là où ils sont et les professeurs n’ont pas de bureaux où travailler. Le professeur Charles NIYUKURI indique qu’ils ont été placés dans un corridor. Ces enseignants avaient organisé un mouvement de grève depuis ce 20 avril mais il a été interrompu aujourd’hui. Ils interpellent les ministres en charge de l’éducation de leur trouver une solution favorable ;

    2. Suspension ce 22 Avril du directeur du collège communal de Kwishwi en commune Buyengero (province de Bururi). Il a été suspendu par l’administrateur de cette commune après des consultations avec des chargés des affaires sociales à la direction provinciale de l’éducation à Burundi. Ces consultations ont été menées auprès des professeurs, des parents et même de ce directeur qui a accepté la décision. Les parents ont accepté d’envoyer leurs enfants à l’école après plus ou moins trois semaines de grève.

    Rema FM (88.6 FM)

    -  Société : Des liens de concubinage sont signalés dans beaucoup de foyers de la commune Mpanda en province de Bubanza. L’administrateur Cléophas NIZIGIYIMANA indique que cette situation est à la base des dislocations observées dans pas mal de foyers et des mésententes entre des frères n’ayant pas une même mère. Il précise qu’il n’est pas facile de mettre un terme à de tels liens ;

    -  Sécurité :

    1. Des vélos, une brouette, des marchandises équivalant à six cent mille francs burundais, des ustensiles de ménage ainsi que de l’argent non encore déterminé, ont été pillés dans la nuit de ce 22 avril dans quatre endroits différents de la commune Buterere dans la municipalité de Bujumbura. Les bandits ont creusé des trous dans les maisons. Les victimes demandent que la sécurité soit renforcée et qu’il y ait de l’éclairage public ;

    2. Sur la colline Rusagara de la zone Rugari en province de Muyinga, des voleurs armés de machettes ont attaqué dans la nuit de ce 22 Avril le ménage d’une vendeuse de boissons et ils lui ont volé plus de cent mille francs burundais. Cependant, un des bandits a été appréhendé par la police.

    Isanganiro (89.7 FM)

    -  Politique :

    1. La circulation des combattants du FNL qui sont restés dans le site de pré rassemblement de Rukoko après le départ de ceux qui vont intégrer les corps de défense nationale était intense ce 23 Avril. Les habitants de Gihanga, qui d’habitude vaquaient à leurs activités quotidiennes dans cette réserve, n’étaient pas nombreux comme d’habitude. Ils ont attendu jusqu’à 8 heures pour y aller car ils craignaient que ces combattants ne fassent des soulèvements comme cela s’était passé la veille. Les responsables de ce site de pré rassemblement affirment qu’ils ne peuvent pas savoir le nombre exact des combattants FNL restés dans la Rukoko tout en précisant qu’ils sont quand même nombreux. Il est à signaler que les policiers qui assurent la sécurité de ces combattants ferment la barrière à partir de 18 heures mais il est difficile de contrôler leurs mouvements car ce site n’est pas clôturé ;

    2. Le porte-parole des Forces de Défense Nationale (FDN), Lieutenant Colonel Adolphe MANIRAKIZA, précise que les forces de l’ordre et de sécurité vont barrer la route à ces ex-combattants FNL qui vont semer la terreur et le désordre au sein de la population. Toutefois, le Lieutenant Colonel Adolphe MANIRAKIZA indique qu’il est optimiste. Mais, ceux qui vont perturber la sécurité seront tout simplement considérés comme des fauteurs de troubles, précise-t-il. Il est à rappeler que lors des soulèvements de ce 22 Avril, ces ex-combattants du FNL avaient brûlé les maisonnettes qui leur servaient d’abris et avaient également blessé à l’arme blanche un civil ;

    -  Sécurité :

    1. Un boutiquier surnommé Mwarabu a été retrouvé mort ce 22 Avril dans la boutique où il travaillait à Kiremba sud (Province Bururi). Il se serait suicidé à l’aide d’un acide que contenait le flacon trouvé tout près du cadavre du défunt selon le chef du quartier ;

    2. Un voleur de renom, Jean Bosco NAHAYO, a été surpris en flagrant délit par la population de Mparambo en commune Rugombo (Province Cibitoke). Cette population montait la garde et elle a grièvement blessé le voleur à la machette, il a été admis au centre de santé de Rugombo où il est gardé par la police. Les autorités policières saluent le courage de cette population qui a mis la main sur ce voleur qui était recherché.

    Bonesha FM (96.8 FM)

    -  Sécurité : Le gouverneur de la province Bururi, Béatrice HAVUGINOTI, préfère ne pas parler de la recrudescence de la criminalité. Selon elle, il s’agit simplement des assassinats liés aux conflits fonciers. Le gouverneur de la province de Bururi reconnaît que sa province a également accueilli un bon nombre de démobilisés du FNL. Elle les met en garde qu’ils seront punis s’ils deviennent une autre source d’insécurité ;

    -  Education : L’analphabétisme est une réalité dans la province Muramvya. Selon le coordinateur provincial d’alphabétisation des adultes à Muramvya, Tite BIZINDAVYI, le secteur de l’alphabétisation souffre entre autres du problème de manque du personnel qualifié, l’insuffisance des moyens, la vétusté des locaux, l’ignorance des populations et la non implication effective des responsables administratifs. Tite BIZINDAVYI demande la restructuration de ce secteur ;

    -  Société :

    1. Mille cinq cents dissidents du FNL regroupés à Randa viennent de passer quatre jours sans manger. Depuis le matin de ce 23 Avril, ces combattants déambulent dans les rues de la localité de Randa. La population de cette localité craint que leurs cultures soient volées par ces combattants au cas où le ravitaillement en vivres continue à tarder. Selon les militaires qui gardent ce site de Randa, ces combattants ont la consigne de ne pas voler dans les champs au risque d’être renvoyés bredouille ou d’être emprisonnés. Cependant, cette consigne est loin d’être respectée car ils ont volé ce 22 Avril à deux personnes une somme de 35 000 francs burundais et un téléphone portable. Ces ex combattants demandent d’être ravitaillés en vivres et d’accélérer le processus enclenché pour protéger la population environnante ;

    2. L’administration de la commune urbaine de Rohero a aménagé une place provisoire où seront installées les vendeuses des fruits et autres aliments de trouvant autour du marché central de Bujumbura. Cette place se trouve dans le quartier Rohero II entre la jonction de l’avenue de l’Université et le boulevard de l’Indépendance. L’administrateur de cette commune, Patrice NGOMIRAKIZA, explique que cette décision a été prise dans le souci d’améliorer l’hygiène. Patrice NGOMIRAKIZA dénonce néanmoins le comportement de certaines femmes résidentes de la commune Bwiza qui sont venues occuper illégalement cette place.

    RIA (97.7 FM)

    -  Religion : Canonisation ce 26 Avril 2009 de l’abbé fondateur de la congrégation des Sœurs ouvrières de la sainte maison de Nazareth par le Pape Benoît XVI à la Basilique saint Pierre à Rome. Selon Sœur Rosette CONGERA, Représentante légale de la congrégation des Sœurs ouvrières au Burundi, ce jour sera un jour spécial et inoubliable dans cette congrégation et dans l’église catholique toute entière ;

    -  Culture : La vérité et l’amour sont les principes fondamentaux d’une vraie réconciliation pour un peuple divisé. Au Burundi, seuls la vérité et l’amour devraient guider le peuple burundais pour trouver une solution efficace au conflit racial qui est à l’origine des guerres qui ont déchiré le pays. C’est en substance le contenu d’un ouvrage qu’a sorti l’abbé Jean Chrysostome MINANI intitulé « La vérité et l’amour, un défi moral pour la réconciliation d’un peuple divisé : Cas du Burundi ». Selon toujours l’abbé Jean Chrysostome MINANI, l’amnistie générale ne peut pas servir comme vrai pardon. Pour lui, un tête-à-tête avec celui qui a été offensé et son offenseur est d’une grandeur pour un vrai pardon ;

    -  Société : La vente illicite des médicaments est devenue monnaie courante au Burundi. Ceux qui exercent ce commerce illégal sont nombreux et s’enrichissent davantage. Si on passe derrière le marché central de Bujumbura en possession d’une ordonnance médicale, ces vendeurs se précipitent à la rencontre de la personne pour voir quels médicaments ont été prescrits. Il est à signaler que bien d’autres grossistes importent ces médicaments de l’extérieur surtout de la République Démocratique du Congo. Cette vente illicite se fait au grand jour alors que les services chargés de la réprimer sont là.

    CCIB FM+ (99.4 FM)

    -  Economie : Presque une année est passée après la promulgation du décret portant création du cadre de concertation et du dialogue pour un partenariat du secteur public et du secteur privé. En effet, cette institution tant attendue par le secteur privé n’est pas encore opérationnelle. Ce jeudi 23 Avril, était prévue une réunion sur le lancement de ce cadre pour élaborer le règlement d’ordre intérieur, la mise en place d’une cellule composée par les membres des ministères économiques et du secteur afin de préparer la tenue de ce cadre de dialogue avant la préparation du budget. Néanmoins, cette réunion a été reportée à cause de la non disponibilité de certains ministères en charge du secteur économique et des autres membres importants du cadre de dialogue et de concertation. Le lancement des activités de ce cadre est programmé dans les jours avenirs ;

    -  Politique : Il y a bien des raisons de s’inquiéter suite aux mécontentements des démobilisés du FNL qui brandissent le vol comme moyen de leur survie. Le président de l’APRODH s’inquiète de la mise en application de cette menace qui risque de détériorer le respect des droits de l’homme ;

    -  Education : En vue d’aider les enfants orphelins et autres vulnérables, une politique nationale en faveur des enfants orphelins et vulnérables a été mise en place. Cette politique a pour mission de créer et de promouvoir un environnement dans lequel les enfants orphelins et autres vulnérables sont adéquatement protégés et soignés mais également voir leurs droits respectés. Un forum national a été organisé par les partenaires impliqués dans la prise en charge des enfants orphelins et enfants vulnérables. Ce forum, organisé par le ministère de la solidarité nationale, avait pour objectif d’informer les participants sur les documents et les réalisations nationales ;

    -  Sécurité :

    1. La situation sécuritaire des albinos est redevenue normale depuis l’arrestation des auteurs de ces assassinats. Kassim KAZUNGU, président de l’association des albinos, indique que malgré cette sécurité, certains albinos ont toujours peur. Il remercie tous ceux qui leur ont porté secours ;

    2. La violence armée au Burundi fait des milliers de victimes. Plus de mille morts et mille trois cent blessés ont été recensés dans un rapport intitulé « l’insécurité est une autre guerre. » Selon ce rapport, les femmes sont victimes des violences sexuelles, près de 15% des viols sont commis sous la menace d’une arme. Les auteurs de ces violences sont principalement les jeunes de moins de trente ans, les bandits suivis des rebelles, des policiers et des enfants combattants. Au Burundi, les violences sont souvent liées au banditisme, à des conflits fonciers et enfin aux conflits domestiques. Les provinces les plus touchées par ces violences sont la Mairie de Bujumbura, Bubanza et Bujumbura rural. Le même rapport précise qu’en 2008 les armes à feu ont été utilisées dans 60% des actes de violence.

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