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| L’enquête sur les chefs d’Etats africains retardée
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(Le Parisien 08/05/2009)
Rebondissement dans l’affaire des trois chefs d’Etats africains, menacés par l’ouverture d’une enquête judiciaire en France pour recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités...
Le parquet de Paris a fait appel de l’ordonnance rendue par la juge de Paris, Françoise Desset, qui avait estimé recevable une plainte déposée par l’association Transparence international France (TI).
La TI, spécialisée dans la lutte contre la corruption, a en effet dénoncé « les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang (Guinée Equatoriale) ainsi que des membres de leur entourage ».
Si la doyenne des juges du pôle financier de Paris soutient l’association, qui selon elle, "a juridiquement un intérêt à agir", le parquet de Paris, lui, s’oppose à l’ouverture d’une information judiciaire, estimant que les plaignants ne subissent aucun préjudice dans ce dossier.
C’est désormais à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui contrôle le travail des juges, de trancher. Si celle-ci donne raison au parquet, la plainte sera classée sans suite. Dans le cas contraire, le ministère public aura la possibilité de se pourvoir en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel. |