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| Actualité burundaise du 28 Août 2009
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A la Une
Sécurité : Une fouille perquisition a été opérée ce 28 août 2009 dans la ville de Gitega au quartier Yoba. 280 irréguliers en majorité des conducteurs de vélos et des domestiques de nationalité burundaises ont été appréhendés. Trente autres sont des étrangers de différentes nationalités. Les Burundais qui n’avait de carte d’identité ont payé une amande de 2000 francs burundais. La police a également saisi six mille litres de boisson prohibée communément appelé « Kanyanga » ; (Bonesha FM, Rema FM)
Politique : Trois projets de loi dont l’appui au développement du secteur de la santé, la démobilisation et la réintégration transitoire et un projet d’aménagement et de bitumage du tronçon Bubanza -Ntamba sur la route Bubanza -Ndora ont été adoptés ce 28 Août à l’unanimité à l’assemblée nationale. La particularité du projet d’appui au développement du secteur de la santé publique va coûter 25 millions de dollars américains et repose sur la prise en charge de tout le processus de la grossesse y compris les soins prénataux, l’accouchement et les soins post natals ainsi que les formations sanitaires qui seront organisées. Le projet de démobilisation et de réintégration transitoire financera la démobilisation de 5 000 membres du mouvement FNL, 1 560 membres dissidents du FNL et 384 enfants soldats. Le projet de la construction de la route Bubanza- Ntamba va coûter 42 millions de dollars américains tandis que celui de la démobilisation et la réintégration transitoire prendra 15 millions de dollars ; (Rema FM, Radio Nationale, RIA, CCIB FM+)
Société : Le ministère de la solidarité nationale et du rapatriement a procédé ce 28 Août 2009 au rapatriement de 202 déplacés de guerre originaire de la province Ngozi qui se trouvaient dans différents quartiers de la ville de Bujumbura. Ces déplacés indiquent qu’ils sont contents de retourner chez eux mais demandent au ministère de la solidarité de continuer à les assister car, selon eux, 15 kilogrammes de riz et 15 kilogrammes de haricot qu’on donne à chacun d’eux sont très insuffisants. Le porte-parole du ministère de la solidarité nationale et du rapatriement des réfugiés, Elie HARINDAVYI, reconnaît que les vivres et le matériel ménager que le ministère leur octroie sont insuffisants mais espère ils vont leur permettre de s’intégrer pendant les premiers jours ; (Rema FM, Isanganiro)
Justice : Dix mille trois cents quatre vingt détenus sont enregistrés dans toutes les prisons du Burundi au 17 Mai 2008. Parmi ces prisonniers, six mille cinq cents trente quatre étaient en détention provisoire préventive d’où une surpopulation carcérale au-delà de 10 000 détenus pour une capacité d’accueil n’excédant pas 5 000 personnes. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Avocats Sans Frontières en collaboration avec le ministère de la justice. Le chef de mission à Avocats Sans Frontières indique que la surpopulation carcérale au Burundi est une évidence. De son côté, s’exprimant à propos de la recrudescence des évasions dans les différentes prisons, le directeur général des affaires pénitentiaires, Déo SUZUGUYE, précise qu’elles sont dues à l’incompétence de la police chargée de la sécurisation des prisons ; (Bonesha FM, Radio Nationale)
Santé : L’existence sur le marché burundais des médicaments contrefaits est une réalité au Burundi au moment où ces médicaments ont des retombées négatives néfastes sur la santé de la population. Serges HARINDOGO, pharmacien et membre de l’Ordre National des Pharmaciens, appelle le gouvernement à s’atteler à la réglementation de ce secteur. Il demande également aux pharmaciens de donner un coup de main au gouvernement en refusant de vendre les médicaments contrefaits ; (Bonesha FM, Isanganiro)
Conflit foncier : La réserve naturelle de Murehe en commune Busoni (Province Kirundo) est en ce moment sujet de conflits entre les Batwa de cette localité et l’opérateur économique Joseph NZOGERA. Chacune de ces deux parties indique que les terres de la réserve lui appartiennent. Joseph NZOGERA a envoyé une centaine de travailleurs ce 25 Août 2009 pour cultiver dans cette propriété se trouvant sur la colline Gatete. Ces Batwa ont alors pris leurs arcs et flèches et les ont repoussé. Par après, Joseph NZOGERA a amené des policiers et une confrontation a failli éclater entre ces deux parties. Cet opérateur économique accuse les Batwa de ces localités d’avoir envahi sa propriété qu’il a obtenu de la part de l’ancien gouverneur, Philipe NJONI, en échange de la sienne aujourd’hui habitant les déplacés. Les autorités locales demandent au ministre Anatole KANYENKIKO chargé de la question de trancher au plus vite. (Bonesha FM, Isanganiro)
RPA (93.7 FM)
Politique : Le consensus va être respecté dans l’analyse du projet du nouveau code électoral, déclare le député Fidèle MBUNDE, président de la commission parlementaire justice et droits de l’homme. Il affirme que l’analyse de ce projet se poursuit sereinement. Le député Fidèle MBUNDE réfute les accusations portées par le président du parti Frodebu selon lesquelles il serait une caisse de résonance de la présidence. Soulignons que le parti Uprona indique ne pas être au courant de ce qui se passe au sein de la commission justice et droits de l’homme. Bonaventure NIYOYANKANA, président de l’Uprona, précise que le mandataire de ce parti au sein de ladite commission a été nommé à Washington. Toutefois, il met en garde ceux qui veulent mettre en cause les compromis déjà arrêtés ;
Bilan politique- sécuritaire :
1. Le président Pierre NKRUNZIZA prend le pouvoir le 26 août 2005 au moment où le Burundi connaît encore quelques poches d’insécurité notamment dans les provinces Bujumbura rural et Bubanza. Des régions où le dernier mouvement rebelle, le Palipehutu-FNL, se bat encore contre le gouvernement. En septembre 2006, un premier accord est signé entre ce mouvement et le gouvernement mais il faudra attendre près de deux ans pour arriver à un accord de cessez-le-feu véritable tandis que sa mise en application véritable ne commence qu’en avril 2009. Les menaces contre la sécurité restent de tout autre ordre, le banditisme armé dû à un pays sortant d’un conflit armé. Les autres défis sécuritaires sont notamment plus de trois cent mille armes encore en circulation dans le pays et la réintégration des anciens combattants qui est loin d’être un succès. Au chapitre des défis, c’est également le contexte géopolitique régional notamment l’insécurité à l’Est de la RDC qui a une incidence sur le Burundi, l’impunité de certains éléments des corps de défense et de sécurité, la professionnalisation de ces corps sans oublier le rapatriement des réfugiés et la gestion des conflits fonciers ainsi que la paupérisation de la population ;
2. Juste après sa nomination, le 1er gouvernement dirigé par Pierre NKURUNZIZA fut controversé et jugé anticonstitutionnel. Une crise institutionnelle prit place pendant plus d’une année avant un remaniement ministériel qui a débloqué la crise. Arrivé au pouvoir, le président Pierre NKURUNZIZA avait promis de résoudre la question du Palipehutu-FNL endéans trente jours mais deux ans sont passés avant qu’un accord définitif soit signé. Pour cause, de fortes divisions avaient été opérées par le pouvoir au sein de ce mouvement créant ainsi des dissidences à l’intérieur dudit mouvement. Agréé comme parti politique sous l’appellation de FNL, les Burundais et la communauté internationale se sont réjouis du pas franchi. L’année 2006, le Burundi a frôlé la catastrophe. A travers un montage jugé grotesque par les partis de l’opposition, les anciens dignitaires dont l’ancien président Domitien NDAYIZEYE et son vice président KADEGE, furent emprisonnés accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Ils seront blanchis six mois après par le même régime du CNDD-FDD. Par peur du pouvoir, certains ont pris le chemin de l’exil. Entre temps, le Burundi avait conquis une place dans le concert des Nations illustrée par le déploiement des ses troupes dans le rétablissement de l’ordre en Côte d’Ivoire, Soudan et Somalie. L’intolérance politique n’a pas frappé que les leaders de l’opposition. Hussein RADJABU, ancien président du CNDD-FDD, fut destitué en 2007 dans des conditions inattendues et il fut conduit à la prison centrale de Mpimba où il croupit jusqu’aujourd’hui. Certains de ses fidèles s’aligneront derrière l’UPD- Zigamibanga, parti jugé pro Radjabu. Depuis lors, le pouvoir et ce parti se regardent en chiens de faïence. C’est dans cette optique que 22 députés qui ont démissionné du CNDD-FDD ont été renvoyés du parlement, une décision jugée anticonstitutionnelle et antidémocratique par une grande opinion. Le gouvernement NKURUNZIZA n’a pas mis en place certaines institutions prévues dans la constitution. Il s’agit entre autres du conseil national de l’unité, l’observatoire national de lutte contre le génocide et l’ombudsman qui devait assurer la médiation entre les services de l’Etat et les citoyens lésés. Pierre NKURUNZIZA est le 1er président qui a effectué plus de visite à la population. Toutefois, à travers tout le pays, on rapporte des cas de persécution des membres ou des partis politiques de l’opposition perpétrées soit par le parti au pouvoir soit par les services de l’Etat. De plus, le manque de compromis sur les textes devant régir les élections de 2010 se fait toujours sentir ;
Coopération : L’Ouganda a décidé d’ouvrir un ambassade au Burundi. Son drapeau flotte depuis ce 27 août à l’immeuble White Stone, côte à côte avec le drapeau burundais. Selon une source proche de la diplomatie ougandaise, le président MUSEVENI a déjà nommé l’ambassadeur qui viendra représenter son pays au Burundi. Selon une source au ministère burundais des relations extérieures, l’ouverture de cet ambassade fait partie des recommandations de la dernière commission mixte burundo-ougandaise tenue à Kampala lors de la dernière visite du président NKURUNZIZA ;
Société : La Mairie de Bujumbura s’engage à bâtir de nouveaux bâtiments pour l’Association Burundaise pour le Bien-être familial (ABUBEF). Le Maire Evrard GISWASWA précise que ces locaux seraient équivalents à ceux que l’ABUBEF occupaient à l’ancien marché de Ruvumera ;
Viol : En province de Mwaro, une fillette de douze ans a été violée. Le présumé auteur du viol serait un des chauffeurs de la compagnie qui réhabilite la route Mwaro- Gitega. A l’hôpital de Kibumbu où l’enfant a été traité, on confirme les faits. Les défenseurs des droits de l’homme de cette province dénoncent la débauche de ces employés.
Rema FM (88.6 FM)
Politique :
1. Le conseil des ministres s’est réuni les 26 et 27 août sous la présidence du 1er vice président de la République , Dr Yves SAHINGUVU. Le projet de loi portant code de commerce et celui du code de société, présentés par le ministre de l’industrie et du tourisme ont été adoptés ;
2. Tous les politiciens devraient se souvenir qu’ils sont nés dans une communauté et se souvenir d’où ils sont venus dans leur politique. Ce conseil a été prodigué par un professeur de l’université de Kwazulu Natal lors d’un atelier sur le processus électoral. Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, coordinateur du centre Ubuntu, indique qu’ils se sont engagés à sensibiliser les communautés à la base qui sont souvent victimes des écarts des campagnes électorales ;
Sécurité : La police de la province de Ngozi a arrêté ce 27 août trois bandits qui faisaient partie de ceux qui avaient pillé dans les boutiques de la commune Gashikanwa dans la nuit du 23 août. Ces bandits ont été arrêtés alors qu’ils vendaient des téléphones portables volés ;
Société : Les habitants de Mugoboka en commune urbaine de Rohero s’inquiètent d’un probable détournement de 110 sacs de ciment accordés par le chef de l’Etat pour la construction d’un centre de santé dans cette localité. Ces habitants demandent à l’administrateur de donner ce ciment pour que ce centre de santé soit construit. Cependant, l’administrateur Patrice NGOMIRAKIZA indique que ce ciment a été utilisé pour la construction du lycée municipal de Rohero et le collège communal de Mutanga sud ainsi que la construction du pont de Mugoboka. Il indique que ce ciment sera remboursé une fois que le président de la République donnera des dons à ces écoles.
Radio Nationale (92.9 FM)
Société : Départ massif des jeunes ressortissant de la commune Giharo (Province Rutana) vers la République Unie de Tanzanie. Ces jeunes dont le nombre n‘est pas encore connu sont recrutés par des burundais vivant en Tanzanie et sont utilisés dans des vastes plantations de tabac. Selon Mme Marcelline BARARUFISE, gouverneur de la province Rutana, le rapport d’une commission qui s’est rendue en Tanzanie pour s’enquérir de la situation déplore l’état dans lequel se trouvent ces jeunes burundais. D’après le sous commissaire de la police à Rutana qui faisait partie de la délégation, ils leur promettent une somme importante comme salaire qu’ils doivent toucher au bout d’une année. Il ajoute qu’on leur donne une superficie qui correspond à un salaire journalier chaque matin et sont pénalisés si cette superficie n’est pas labourée en totalité. Pour pallier à cette situation, le gouverneur de la province Rutana compte organiser des rencontres avec les jeunes de cette province, l’administration à la base mais aussi ces burundais vivant en Tanzanie pour une sensibilisation y relative ;
Développement : Le Projet PRADECS promet de financer le développement des communes de la province Kayanza, la signature de convention de financement est prévue ce 28 Août 2009 au chef-lieu de la province Kayanza. Les secteurs qui seront financés seront essentiellement l’éducation par la construction des écoles, la santé et les voies de communication comme la réhabilitation des pistes et des ponts ;
Transport : Des accidents de roulage sont fréquemment observés ces derniers temps au Burundi. Certains pensent que ces accidents seraient liés à l’inadaptation de la voiture automatique au niveau des descentes d’autres pensent que de telles voitures ont une certaine particularité au niveau de la conduite dont il faut tenir compte. Innocent NIYONGABO, spécialiste en matière de conduite, indique que les gens doivent apprendre les positions de conduite et que le contrôle des véhicules soit assuré régulièrement ;
Economie : Des commerçants spéculent autour des effets de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour appliquer une double facturation. Le constat est fait par certains clients et même le département des impôts le confirme. Pour le directeur des impôts, Aloys NTAKARUTIMANA, c’est une pure et simple tricherie. Il ajoute que dès la semaine prochaine des mesures drastiques seront prises contre les contrevenants qui seront fortement frappés.
Isanganiro (89.7 FM)
Politique : Les membres de la commission « Justice et droits de l’homme » chargés d’apporter des amendements sur le projet du code électoral ne s’entendent pas. Le représentant du parti FRODEBU et celui du CNDD ont préféré quitter cette commission puisque le président de la commission, honorable Fidèle MBUNDE, voulait leur imposer la chronologie des élections. C’est ce qu’a indiqué l’honorable Scolastique NIJEBARIKO du parti CNDD ;
Société : Les riziculteurs de la plaine de l’Imbo qui ont vendu à crédit leurs productions de riz, il y a quatre mois, à la Société Régionale de Développement de l’Imbo (SRDI) réclament leur argent qui s’élève à quatre cent millions de francs burundais. Les responsables de la SRDI tranquillisent ces riziculteurs et promettent de leur donner cet argent la semaine prochaine.
Renaissance FM (101.4 FM)
Politique :
1. Le président de l’APRODH apprécie le message que le président Pierre NKURUNZIZA a adressé à la Nation ce 26 août. Il estime que ce message est rassurant quant à la tenue des élections de 2010. Toutefois, Pierre Claver MBONIMPA se demande pourquoi le chef de l’Etat n’a pas dit un mot sur la situation des droits de l’homme alors que le bon déroulement des élections résulte d’une part du respect de ces droits ;
2. Le gouvernement n’a pas fait grand-chose dans la lutte contre la corruption à part les discours et la mise en place des institutions de lutte contre la corruption. Cette déclaration est de Gabriel RUFYIRI, président de l’OLUCOME. Il déplore que les rapports faits sur les détournements ne soient pas utilisés car, les personnalités pointées du doigt dans ces actes ne sont pas sanctionnées ;
Justice : Le président du Cercle d’Initiative pour une Vision Commune (CIVIC), Térence NAHIMANA, a été acquitté pour le crime d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat dont l’accusait le ministère public. La Cour d’appel a confirmé le jugement du premier juge qui avait qualifié les accusations du ministère public de sans fondement. Térence NAHIMANA salue le travail des juges qui ont dit le droit. Rappelons qu’il comparaissait en Cour d’appel depuis deux ans ;
Développement : Certains travailleurs qui proviennent des différents secteurs de la filière café bénéficient d’une formation qui leur permettra de connaître la meilleure qualité du café à exporter à l’étranger. Les participants qui auront réussi les épreuves obtiendront un certificat international. Signalons que la direction de l’Office du Café du Burundi envisage faire remplacer les caféiers qui datent de l’époque coloniale afin d’augmenter la production.
CCIB FM+ (94.4 FM
Commerce : Les restaurants et les hôtels du Burundi ne respectent pas les normes internationales d’hygiène. Pierre Claver HAKIZINDAVYI, président du secteur de l’hôtellerie et du tourisme, affirme qu’il y a un service d’hygiène chargé de contrôler les services des hôtels et restaurants pour que ces normes soient suivies à la rigueur. Cependant, ce service fait face au manque de moyens. Au niveau de la communauté est africaine, les normes de classification des restaurants des hôtels et autres facilités touristiques ont été mises en place, a affirmé Pierre Claver HAKIZINDAVYI. Selon lui, un document a été élaboré par le secrétariat de cette communauté et il est actuellement en langue anglaise. Il demande à ce que le Burundi trouve des moyens pour traduire ce document en français, voir même en kirundi pour le vulgariser afin que les opérateurs du secteur sachent ce qu’ils doivent respecter.
RIA (97.7 FM)
Conflits fonciers : La Commission Nationale Terres et autres Biens (CNTB) donne une partie de terres de 25 mètres sur trente à un rapatrié qui demande d’être réhabilité en attendant que la CNTB étudie son cas, a indiqué Christian HAVYARIMANA, responsable de la CNTB dans la province de Bururi. Selon la loi, une fois qu’il y a une partie lésée, elle porte plainte au niveau du tribunal de grande Instance.
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