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    Discours prononcé par Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi à l’occasion de son quatrième anniversaire au pouvoir

    (Burundi-Info.com 28/08/2009)

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    1.Nous commençons par remercier le Dieu Tout Puissant qui nous a conduits jusqu’à ce jour, où nous célébrons le quatrième anniversaire des Institutions démocratiquement élues.

    2.En effet, vous vous en souvenez tous, c’était le 26 Août 2005 lorsque nous avons prêté serment pour conduire les destinées du Burundi. A cette occasion, nous avons accepté solennellement la mission nous confiée par le peuple, et nous nous sommes engagé à l’accomplir sans tergiverser, pour le bien et l’intérêt général de toute la nation.

    3.Aujourd’hui donc, je voudrais passer en revue avec vous les réalisations faites et dire où nous en sommes avec la mission nous confiée, car selon la nouvelle dynamique que nous avons impulsée, toute personne nantie d’un quelconque pouvoir doit désormais présenter un rapport au peuple qui l’a choisi et élevé à cette dignité.

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    4.Nous ne pourrions pas énumérer toutes les réalisations des quatre années que nous venons de passer au pouvoir ; simplement, nous voudrions présenter brièvement les plus marquantes. D’emblée, on peut retenir que quelque chose a changé, car on voit que le peuple burundais a déjà compris le sens de la démocratie, et de la gestion souveraine des affaires de son pays. En effet, c’est la première fois qu’un Chef d’Etat ainsi que d’autres Institutions démocratiquement élus passent quatre ans au pouvoir.

    5.Nous vous en remercions vivement, car c’est une étape importante que nous atteignons dans le recouvrement de notre image de marque. Nous portons une toge d’honneur à notre taille et qui nous va bien.

    6.Aujourd’hui, le pouvoir émane réellement du peuple. Tous les organes et institutions dirigeants ont été investis de son autorité, à travers les élections. Aussi avons-nous, à tous les niveaux, des Conseils pour la prise des décisions.

    7.Ce jour arrive à point nommé, car nous le célébrons au moment où la paix règne dans tout le pays. Nous nous étions engagé à faire du retour et du renforcement de la sécurité la priorité des priorités de notre action Gouvernementale, pour que les Burundais se reposent définitivement des attaques meurtrières qu’ils subissaient chaque jour. La paix est maintenant une réalité chez nous.

    8.Cela a été possible grâce à la signature des accords de cessez-le-feu entre le Gouvernement et le dernier mouvement politique armé, et maintenant la mise en application de ces accords est dans sa phase finale, ce qui a renforcé de plus la sécurité.

    9.Ce bon résultat a été obtenu également grâce au concours de la population qui a fait sienne la question de la sécurité, chose qui a facilité la mise en place des comités de sécurité à plusieurs niveaux. Il y a eu donc un changement remarquable.

    10.Quantité d’armes à feu illégales ont été retirées lors des fouilles perquisitions, d’autres remises volontairement. Ce travail de récupération des armes à feu se poursuit contre cadeaux. Mais une Loi sur le désarmement va sous peu être promulguée, qui est destinée à faire plier tous ceux qui auront fait la sourde oreille.

    11.Actuellement donc, la sécurité est totale sur tout le territoire national. On peut voyager à travers toutes les Provinces du pays, n’était-ce la présence de quelques bandits armés, mais cela se retrouve dans tous les pays, surtout post-conflit. Certains de ces criminels et d’autres malfaiteurs ont été déjà appréhendés par les forces de l’ordre en collaboration avec la population, et ils ont été remis aux mains de la justice qui les a jugés et punis conformément à la loi.

    12.Le retour de la paix et de la sécurité sur toutes les collines du pays nous a donné du courage pour nous atteler aux travaux de développement durable et l’accueil de nos frères qui reviennent de l’exil.

    13.La Commission Nationale « Terre et Autres Biens » a déjà présenté son rapport d’activités. Une Loi qui la régit est entrain d’être révisée, en vue de lui donner plus de pouvoir et augmenter son personnel pour mener à bien sa mission.

    14.Des villages de paix où sont installés les sans terre ou les rapatriés qui ne se souviennent plus de leurs origines ont été construits dans plusieurs endroits. Nous remercions les personnes qui ont compris que le pays appartient à nous tous, et qui ont bien accueilli les rapatriés ; et les rapatriés ont usé de patience, et ont attendu que les autorités trouvent où les installer, faute de les réhabiliter dans leurs biens.

    15.Nous remercions encore une fois quiconque a joué un rôle dans ce rapatriement. Il y a eu une nouvelle vision, car ceux qui avaient fui leur pays ont ressenti monter en eux l’amour de leur patrie, et ils se sont rapatriés.

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    16.En ce qui concerne les postes de responsabilité politique, vous en êtes témoins, les entités administratives, de la base au sommet, sont dirigées par des élus . C’est là un pas très important dans une gouvernance démocratique pour laquelle nous avons tous milité sans exception. Nous devrions tous nous en féliciter. Et personne ne pourra arracher cet acquis au peuple, car nous avons pris le ferme engagement de le protéger.

    17.Les cadres de dialogue et de concertation et d’autres rencontres ont été organisés à travers tout le pays, où la population a exprimé ses avis sur les programmes et les projets de développement économique, social et politique du pays. Nous-même, nous poursuivons les descentes sur terrain afin de partager le travail avec la population, d’échanger avec elle, pour que le pouvoir ne s’éloigne pas de ceux dont il est l’émanation. Aujourd’hui, aucun projet n’arrive brutalement dans une Commune, mais doit plutôt venir en réponse aux aspirations de la population.

    18.Nous avons tenu plusieurs réunions avec les responsables de tous les secteurs, spécialement les responsables de la sécurité, de la justice, les Gouverneurs de Provinces et les Administrateurs Communaux.

    Ces réunions ont été d’une grande utilité parce que, grâce aux idées des uns et des autres, la paix, la sécurité et le développement ont connu une avancée significative, même s’il reste des points à corriger.

    19.En ce qui concerne les Relations Internationales, le Burundi est en bon terme avec tous les pays, et il est manifeste que notre pays a aujourd’hui une bonne renommée aux yeux du monde. Nous avons reçu en visites officielles plusieurs Chefs d’Etats, et plusieurs autres autorités, et nous avons à notre tour effectué beaucoup de visites dans les pays amis.

    20.Nous avons adhéré à des Organisations Régionales et Sous-Réginales, et avons renforcé nos relations de coopération. Nous ne sommes en conflit avec aucune nation. 21.

    22.Sur demande de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ou de l’Union Africaine (UA), le Burundi s’adjoint aux autres Etats pour envoyer ses forces participer au retour et/ou au maintien de la paix dans les pays encore en nécessité. Cette mission, vous savez qu’elle est très importante, mais difficile aussi, parce qu’elle exige beaucoup d’abnégation et demande un don de soi.

    Il est nécessaire que le Burundi s’acquitte de son devoir de gratitude envers ceux qui l’on aidé, car d’autres nous ont prêté main forte dans l’instauration de cette paix que nous avons. Ils continuent d’ailleurs à aider pour son renforcement et sa consolidation.

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    23.La majorité de la population burundaise vit de l’agriculture et de l’élevage. C’est pourquoi, en ce qui concerne ce secteur, nous ne cessons de sensibiliser la population pour qu’elle s’attelle aux travaux des champs. Aux intellectuels et fonctionnaires de l’Etat, spécialement ceux qui ont suivi les cours d’agronomie , nous demandons instamment de montrer leur attachement à l’agriculture et à l’élevage moderne, pour servir de modèles à leurs compatriotes qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école.

    Ce n’est pas un bon discours que nous leur tenons, car Nous-même avons opté pour prêcher par l’exemple. Nous constatons que des changements positifs sont en voie.

    24.Nous n’en sommes pas resté là ! Nous avons envoyé à l’étranger des agri-éleveurs pour s’inspirer des expériences des autres, et maintenant ils sont contents des connaissances acquises et se sont engagés à mettre en pratique les techniques apprises, et Nous demandons aux autres populations de leur emboîter le pas. Le Gouvernement a donné aux populations des semences sélectionnées, des têtes de bétail, des intrants agricoles et le matériel pour irrigation.

    25.Pour que tous ces efforts soient profitables à la population, nous avons réhabilité le service des moniteurs agricoles, et ils ont bénéficié des stages de formation. Et lorsque la mosaïque a attaqué et décimé le manioc, nous avons tout fait pour trouver des boutures résistantes, et nous les avons multipliées.

    26.Nous avons aussi porté un intérêt particulier au programme de multiplication des plants fruitiers et à la plantation des arbres fruitiers. Cette campagne a été menée dans tout le pays.

    27.Nous avons également mobilisé les cultivateurs des produits d’exportation tels que le café et le thé, pour qu’ils s’organisent en associations en vue de participer à la fixation des prix de leurs productions.

    28.En ce qui concerne l’Economie nationale et le Commerce, le Gouvernement a su mieux contrôler les finances publiques. La conséquence en a été que les recettes qui entrent dans les caisses de l’Etat ont sensiblement augmenté. Nous y sommes parvenus en procédant par la mise en place des Lois et des structures de lutte contre la corruption et les malversations économiques. Même si le chemin à parcourir semble encore long, et que les nouvelles stratégies de détournements du dernier public ne cessent d’être inventées, nous nous réjouissons du pas franchi. En effet, certains auteurs de malversation économique ont déjà été appréhendés, d’autres ont vu leurs coups déjoués, d’autres encore ont pris peur et se sont détournés de ces pratiques qui ne les honorent point. Cette lutte n’est pas du tout facile, mais l’essentiel est que nous ayons osé commencer, et que nous sommes déterminé à poursuivre sans répit ce combat.

    29.Les Banques ainsi que les institutions de micro-finances ont été restructurées pour les rendre compétitives sur le marché de la Communauté Est Africaine à laquelle nous venons d’adhérer, et aux fins qu’elles donnent des crédits à un taux d’intérêt moins élevé.

    30.Le Gouvernement a également mis sur pied un Fonds pour le Développement des Communes (FONIC) et un fonds pour faciliter l’octroi des crédits aux associations de développement communautaires non éligibles dans les Banques, le Fonds de Micro-crédit Rural (FNCR).

    31.Pour l’amélioration de l’économie nationale, le Burundi a adhéré aux organisations régionales de développement, et nous poursuivons l’œuvre commune de relever celles qui sont chancelantes. Nous avons d’ailleurs révisé le Code des Investissements, pour donner plus de facilités aux opérateurs économiques qui veulent investir dans notre pays, et ainsi augmenter l’emploi et réduire par conséquent le chômage.

    32.Nous avons davantage développé le commerce extérieur. Cela nous a amené à réviser les dispositions réglementaires relatives aux impôts et autres taxes, car nous devions avoir les structures fiscales identiques au sein des mêmes Organisations.

    33.En ce qui concerne le commerce des produits pétroliers, le Gouvernement s’est engagé à suivre de près cette question, surtout le mouvement des prix sur le marché mondial. Il a annulé certaines taxes et en a réduit d’autres, pour éviter des flambées de prix à la pompe ici sur place. Nous nous sommes engagé à informer régulièrement la population sur la variation des prix des produits pétroliers aussi bien à l’extérieur qu’à l‘intérieur du pays.

    34.Le secteur du transport des personnes et des marchandises ainsi que les télécommunications a particulièrement retenu notre attention. Beaucoup de routes ont été construites, d’autres réhabilitées, d’autres encore sont entrain d’être refaites, aussi bien dans la capitale Bujumbura qu’à l’intérieur du pays. Ces travaux donnent de l’emploi à la population.

    35.Les travaux de rénovation de l’aéroport de Bujumbura pour le rendre conforme aux normes internationales se poursuivent, et améliorer le trafic en augmentant sa capacité d’accueil.

    36.Les domaines de la Téléphonie et des Postes ont joui d’un traitement particulier, au point qu’actuellement les téléphones mobiles sont opérationnels jusque dans les coins les plus reculés du pays. Les liaisons directes entre les habitants des collines et ceux des villes, voire des pays étrangers, sont devenues une réalité au Burundi.

    37.Pour que la population ait accès à des informations de qualité, le Gouvernement a offert des facilités aux médias de telle sorte que les stations de radio, de télévisions et des journaux se sont multipliés, et ils fonctionnement en toute liberté. Maintenant, nous arrivons à six stations de télévisions (6) et quinze stations de radios (15), tandis que mous comptons plus de vingt journaux (20) pour la presse écrite. Le citoyen peut alors bénéficier de plusieurs sources d’informations, et balancer pour se fixer sur une information équilibrée.

    38.Une émission produite en synergie par toutes les stations de radios et diffusée en directe a été régulièrement animée. Au cours de cette dernière, la population pose directement des questions au Chef de l’Etat ou lui fait diverses considérations. Le Président de la République leur répond immédiatement ou réagit aux propos avancés.

    39.En ce qui concerne l’Habitat, l’Environnement et l’Aménagement du Territoire, beaucoup de réalisations ont été enregistrées, surtout dans la conception et l’élaboration des Lois, de la politique environnementale et de l’habitat. Des hommes d’affaires ont été approchés pour les inviter à investir dans le domaine, et le Code Foncier est en révision.

    40.En ce qui concerne l’énergie, l’eau et les mines, une prospection sur la nature et la quantité des minerais disponibles a été faite. Des négociations avec les sociétés qui pourraient venir nous aider à les exploiter ont été menées afin de relever notre économie. Ce travail continue, et le pas franchi est satisfaisant. Aujourd’hui, l’énergie électrique a augmenté dans tout le pays, car certains barrages ont été réhabilités, d’autres construits. Nous avons aussi initié l’utilisation de l’énergie solaire.

    41.Il faut en outre noter que la technique évolue, et que des particuliers se construisent aujourd’hui de petits barrages qui éclairent les villages et les petits centres à vocation urbaine, mais aussi aident dans la réalisation de petits projets de développement. Ceci est une vraie évolution de mentalité, car le peuple a compris qu’il est lui-même l’auteur du développement et qu’il ne doit plus tout attendre de l’Etat comme par le passé.

    42.L’eau potable a été distribuée dans plusieurs localités du pays, et la réhabilitation des sources fontaines a été faite à plusieurs endroits. Un projet d’extension du réseau en eau a déjà obtenu un financement.

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    43.Depuis Notre accession à la Magistrature Suprême de Notre pays, Nous avons mis en avant l’Education et à la Santé. C’est pour cela que la première mesure prise a été la gratuité de l’Enseignement primaire. Cette mesure a été très bien saluée par la population, car elle a soulagé les parents du fardeau des frais scolaires et a contribué au rapprochement de la population. En effet, tous les citoyens, riches ou pauvres, peuvent désormais envoyer leurs enfants aux mêmes écoles du secteur public.

    44.Depuis l’application de cette mesure de gratuité de l’enseignement, les effectifs des élèves a remarquablement augmenté. C’est là la preuve que plusieurs enfants burundais ne fréquentaient pas l’école par manque d’argent. L’Etat burundais et ses partenaires ont tout mis en œuvre pour la réussite de ce projet, que ce soit dans la construction des écoles, l’octroi du matériel scolaire aussi bien aux élèves qu’aux enseignants, et l’action continue.

    45.Au cours de cette année scolaire 2007-2008, la population, ensemble avec le Président de la République et d’autres gens de bonne volonté, avons construit deux cent quatre (204) écoles secondaires et cinq cents (500) écoles primaires pendant les travaux communautaires, sans oublier les travaux de propreté dans tout le pays, le traçage des routes, et la construction des maisons pour les indigents.

    46.Nous félicitons donc la population qui a compris le programme et qui s’en est approprié. Pour cette année scolaire 2009-2010, nous sommes entrain de construire pendant les travaux communautaires cent dix écoles secondaires (110), à peu près deux cent trente écoles primaires (230) et quatre-vingt-seize centres de santé (96).

    Nous sommes heureux de constater que cette décision a permis l’augmentation du nombre de filles qui fréquentent l’école, car vous le savez tous, la femme est le pilier du développement familial. Ainsi le programme de planning familial sera mieux compris qu’avant.

    47.D’autres mesures que Nous avons prises sont la gratuité des soins de santé pour les enfants ne dépassant pas l’âge de cinq ans et les mères qui accouchent dans les structures de santé publiques.

    48.Très prochainement, nous allons mettre en œuvre des mesures de soins gratuits des mères dès les premiers jours de la grossesse jusqu’à l’accouchement, et un peu de temps après, pour la sécurité de l’enfant et de la mère, même en cas d’avortement ou de fausse couche.

    49.Nous voudrions mettre en garde certains médecins et agents de santé qui ont pris l’habitude de mal interpréter ce programme, de le dénigrer et, au lieu de soigner les gens qui viennent à eux, vont jusqu’à dire : « va te faire soigner chez le Chef de l’Etat » (Genda Umukuru w’igihugu akuvure).

    Ce sont ceux-là mêmes qui font des surfacturations ou inventent des noms des malades qu’ils disent mensongèrement avoir soignés, pour que les frais soient énormes et que l’Etat ne parvienne plus à honorer ses engagements. Nous leur demandons de se ressaisir ! A la population, nous demandons de dénoncer ces gens sans compassion, afin que les instances habilitées puissent les punir sévèrement.

    50.L’Etat a pris d’autres mesures salutaires pour lutter contre le paludisme, la pandémie du Sida, la tuberculose, la lèpre, pour qu’elles ne continuent pas à faire des ravages dans la population. Nous devons parvenir à les vaincre définitivement.

    51.Des campagnes de vaccination des enfants ont été menées. Des médicaments contre le paludisme comme l’artésunate et l’amodiaquine sont données gratuitement dans les hôpitaux et les Centres de Santé publics. Pour juguler définitivement la malaria, un programme de distribution des moustiquaires à toutes les familles du Burundi a été aussi initié.

    52.En ce qui concerne la situation financière des fonctionnaires, nous avons augmenté le salaire selon les possibilités qu’offrait la Caisse de l’Etat : 15 % pour le premier tour, et 34 % au second.

    Nous sommes entrain d’examiner la question de l’harmonisation des salaires, pour réduire les écarts que l’on observe aujourd’hui. Ce n’est pas un travail facile, mais le problème mérite d’être analysé en profondeur.

    53.Nous voudrions rappeler encore une fois aux fonctionnaires de redoubler d’efforts au service pour un meilleur rendement. Nous nous devons de promouvoir l’agriculture et l’élevage, de développer les métiers etc, parce que si nous avons une meilleure production, les prix diminuent au marché et le pouvoir d’achat du salaire augmente, de même que la valeur de notre monnaie.

    54.En ce qui concerne la jeunesse, un accent a été mis sur le renforcement des capacités des jeunes en termes de formation et sensibilisation. Il y a eu des réunions d’échanges, et des rencontres sportives ont été multipliées. Des festivals pour la jeunesse au niveau national ont contribué à la cohésion sociale. Le Comité National de la Jeunesse a été mis en place.

    55.Dans toutes les communes du pays, nous avons construit et réhabilité des centres pour jeunes ; nous avons soutenu la population dans la construction des terrains de jeux pendant les travaux communautaires. Ainsi, les jeunes ont pu avoir l’occasion de goûter aux dividendes de la paix et de la sécurité, d’échanger sur leur vie présente et à venir et de se sentir réellement le Burundi d’aujourd’hui et de demain.

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    56.Les objectifs que nous nous étions fixés, et que vous avez acceptés vous-mêmes lorsque vous avez voté pour Nous, ont été atteints dans une large mesure. Vous en êtes témoins. Des difficultés n’ont pas manqué, mais comme nous le disons souvent en kirundi, « Un homme fort de caractère ne capitule pas devant les coups durs » et ailleurs nous disons « Une pierre déjà vue ne peut plus ébrécher la pioche. » (Ibuye riserutse ntiriba ricishe isuka).

    Nous implorons votre clémence pour des erreurs que nous aurions commises dans notre faiblesse d’être humain, et nous vous assurons que nous sommes prêt à changer.

    57.Ce que nous avons pu accomplir, nous le devons au zèle, à la détermination du peuple burundais, et à l’appui des amis du Burundi. Nous saisissons cette occasion pour adresser nos sincères remerciements à nos partenaires qui ont toujours été à nos côtés et qui nous ont apporté leur soutien à travers des réalisations concrètes, de l’argent et des conseils pleins de sagesse.

    Nous nommons ici les médiateurs et la Région qui nous ont aidé à parvenir aux accords de paix, et qui nous ont aidé dans leur mise en application. Nous remercions également l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisation de l’Unité Africaine, le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), les Etats amis comme la Chine, les Etats-Unis d’Amérique, etc., qui ont fort contribué dans la construction du pays Nous leur demandons de continuer à nous appuyer.

    58.A propos des élections, nous voudrions répéter aujourd’hui ce que nous n’avons jamais cessé de dire. Nous travaillerons de façon qu’elles se déroulent sans faille, de telle manière qu’elles soient meilleures que celles de 1993, meilleures que celle de 2005. En effet, aujourd’hui nous n’avons pas de problèmes de sécurité ou autres comme c’était le cas à ces deux moments, et la volonté dont nous sommes animé ainsi que notre humolité feront que nous arrivions au but.

    59.Les élections auront donc lieu, dans les délais prévus par la Constitution et les autres Lois, et dans la transparence. Nous demandons alors aux Burundais et à tous ceux qui vivent au Burundi de rester sereins, car nous attendons beaucoup de ces élections, surtout après, pour l’intérêt de nous tous.

    Les observateurs, Nous les invitons à commencer leur travail en suivant les préparatifs de ces élections. Aux amis du Burundi qui sont restés à nos côtés, nous demandons de continuer, de venir nous donner leur coup de main dans la préparation et la conduite de ces élections, plus particulièrement en appuyant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

    Burundaises, Burundais,

    Amis du Burundi,

    60.En terminant notre discours, nous voudrions remercier tous les Burundais ainsi que la Communauté Internationale, qui se sont donnés corps et âme pour que nous arrivions à cette étape. Nous vous demandons de garder les mêmes sentiments, pour que l’espoir de paix et de prospérité que nous mûrissons aujourd’hui reste une réalité.

    61.Nous remercions les Serviteurs de Dieu qui ne nous oublient jamais dans leurs prières, qui appellent sans cesse des bénédictions sur notre pays afin qu’il retrouve sa beauté et sa splendeur, qu’il ait la paix, le respect et l’honneur qui l’ont toujours caractérisé. Ces porteurs de Bonne Nouvelle nous aident aussi dans les œuvres de développement et de consolidation de la paix, de réconciliation entre les fils et filles du Burundi.

    62.Nous réitérons nos félicitations au peuple burundais pour ce pas franchi dans le respect des Institutions qu’ils ont eux-mêmes choisies. Nous célébrons le quatrième anniversaire du pouvoir exercé par un Président issu des élections démocratiques, et c’est la première fois depuis l’Indépendance du Burundi. Nous avons là un signe éloquent de la démocratie et d’une indépendance véritables.

    63.Nous vous félicitons également pour votre comportement en cette période pré-électorale, en espérant que vous resterez vous-mêmes durant la campagne électorale. Le Burundi devient de plus en plus un exemple pour les autres pays, un miroir dans lequel chacun pourrait se regarder.

    Nous ne constituons plus un problème pour les autres pays, mais semblons plutôt incarner une solution aux problèmes rencontrés ici et là. Nous sommes souvent invités dans des assemblées pour parler aux autres de notre expérience, et nous participons aux missions de maintien de la paix là où c’est nécessaire.

    64.A la CENI, nous recommandons du courage, de la clairvoyance, de l’humilité, pour que son travail apporte apaisement à tous les Burundais et amis du Burundi. Nous avons donné l’exemple lors de la nomination des membres de cette Commission.

    65.A vous tous, citoyens burundais, Nous promettons de tout mettre en œuvre pour que les élections de 2010 se déroulent parfaitement bien. Mais ne vous laissez pas distraire, la campagne n’a pas encore commencé, restez au travail, et sauvegardez la paix et la sécurité.

    Même au moment des élections, il ne faudra pas délaisser le travail, car l’ennemi principal des élections, c’est la faim, la pauvreté, et l’insuffisance de la sécurité. Nous terminons en vous souhaitant encore une fois une bonne fête du quatrième anniversaire des Institutions démocratiquement élues, célébrez-la dans l’allégresse et la joie, et demandez à Dieu de toujours vous éclairer.

    QUE DIEU VOUS GARDE,

    JE VOUS REMERCIE.

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