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    Un Burundo-canadien s’exprime sur les élections de 2010 au Burundi.


    -  Il s’appelle Charles Nicayenzi, alias Tsaïtso. Il est fils d’un grand intellectuel, le tout premier secrétaire d’Etat burundais à la défense avant et après l’indépendance du Burundi, lui-même écrivain, le Mushingantahe Zénon Nicayenzi. Il est basé au Canada depuis 2000 et n’a effectué le déplacement au Burundi qu’une fois, en 2008. Ni turbulent, ni taciturne, Charles Nicayenzi est ce garçon qui a le mérite de dire tout haut ce qu’il pense, ce qui lui a toujours valu l’estime de ses contemporains.

    Il vient de sortir un draft de son ouvrage qu’il a intitulé « Election 2010 » qui doit paraître ce mois-ci. D’emblée, il est critique envers tous les régimes, de la royauté au gouvernement du Cndd-Fdd. Il estime que les générations de 50 ans et plus ont échoué sur toute la ligne et met en garde les jeunes générations qui sont appelées aujourd’hui à gérer la chose publique. La recommandation qui revient beaucoup plus dans cet ouvrage est d’appeler les Burundais, toutes ethnies confondues, à changer de mentalité pour que d’ici 2040, le Burundi ne reste pas au troisième rang mondial des pays pauvres comme c’est le cas actuellement.

    Il considère que des Burundais sont actuellement rangés dans deux catégories, celle des Bashingantahe qui se battent pour la bonne gouvernance et celle des Bahimbiri, partisans de la mauvaise gouvernance. Pour lui donc, les générations actuelles, si elles ne font pas attention, risquent d’embrasser inconsciemment l’ubuhimbiri leur légué par l’ancienne génération, donc par adaptation à la situation actuelle qui est des plus dramatiques. Cependant, Charles Nicayenzi ne se limite pas seulement aux critiques, il donne des pistes à adopter pour les élections de 2010 pour que le Burundi sorte du bourbier dans lequel il est plongé depuis belle lurette. Certes, l’ouvrage de Tsaïtso ne manque pas de critiques, mais lui a au moins le courage de partager sa pensée par écrit avec les autres intellectuels, qu’il cible particulièrement, afin que du choc des idées jaillisse la lumière.

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