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NOUVELLES RELIGIEUSES Noël oblige, encore et toujours, commençons cette revue de presse justement par les nouvelles religieuses avec la journée eucharistique des jeunes organisée du 28 au 29 décembre 2004 à la cathédrale Regina Mundi. Selon l’abbé Désiré Seth Remesha cité par notre confrère Le Renouveau, si l’Eucharistie nous entraîne à la suite du Christ, elle nous donne la force de lutter contre tout ce qui nous retient de la violence, car nous vivons dans un monde où règne le mensonge et la violence. Selon le site Kirimba, alors qu’en mairie de Bujumbura c’est la satisfaction générale eu égard à la manière dont Noël a été célébrée notamment sur le plan sécuritaire, en province de Ruyigi en revanche, on déplore la mort de 3 personnes pour cause d’excès divers, eux-mêmes consécutifs à la célébration de la fête de la nativité. Suite de l’actualité religieuse avec la mort de Mgr Gabriel Gihimbare tué il y a tout juste 40 ans en décembre 1964, écrit l’agence Net Press dans des circonstances controversées. Selon notre confrère, pour les uns, il s’agit d’un assassinat prémédité par l’armée burundaise qui ne voulait pas d’un Archevêque hutu, pour d’autres par contre, ce fut un accident regrettable et surtout involontaire à mettre sur le compte de la confusion, d’après M. Paul Rusiga à l’époque commandant de la compagnie commando, celle-là même dont un détachement militaire surveillait jour et nuit la frontière nord du pays très sensible à l’époque et dont relevait le militaire qui a tiré sur Mgr Gihimbare. Pour l’ancien capitaine Rusiga, la malchance de l’ancien Archevêque qui n’était pas encore entré en fonctions, fut d’approcher le camion militaire qui contenait les munitions et ce, pendant la nuit, sans se faire annoncer, comme c’est l’usage. Et c’est sans recevoir d’ordre que le soldat de 1ère classe Ndikumasabo, un Hutu originaire de Songa à quelques kilomètres de Gitega qui tirera une balle mortelle sur l’Archevêque coadjuteur. Aumônier général de l’armée, Gabriel Gihimbare avait comme adjoint Thomas Mahwera, mais reste jusqu’à ce jour de loin le plus charismatique de tous les hommes de l’Eglise qui ont exercé ces fonctions. AFFAIRES JUDICIARES Justice à présent avec la comparution à la barre de Diomède Rutamucero le jeudi 30 décembre 2004. Selon l’agence indépendante d’informations AGINFO, l’acte d’accusation indique que M. Rutamucero a injurié le président de la République et qu’il a compromis la sécurité intérieure du pays. Mais le prévenu se défend en affirmant qu’il n’a pas injurié le président tandis que son avocat réclame en vain l’original d’une photocopie exhibée par le ministère public pour prouver sa culpabilité. Selon le site Kirimba, il y avait foule dans la matinée du jeudi 30 décembre 2004 au palais de justice de Bujumbura où comparaissait pour la énième fois le prévenu Rutamucero. Le président du mouvement P.A Amasekanya qui est accusé d’outrage au chef de l’Etat et incitation à l’insurrection populaire est sous les verrous depuis le 23 août 2004. Plusieurs centaines de ses partisans avaient pris d’assaut les lieux, impatients de connaître le sort de leur idole. Selon l’agence Net Press, la séance de ce jeudi consistait à vérifier l’authenticité des documents qui le mettaient en cause sur base du rapport d’expertise. Cependant, la commission ad hoc s’est déclarée incapable d’affirmer ou d’infirmer si toutes les signatures émanent d’une seule personne. Après la plaidoirie, écrit Net Press, le représentant du ministère public a requis une peine de 8 ans pour M. Rutamucero dont 5 pour avoir outragé le chef de l’Etat et 3 pour avoir porté atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Pour les avocats de la défense, on ne peut pas requérir des peines à un prévenu sans que les preuves de la culpabilité soient établies. C’est pourquoi ils ont demandé à la cour que M. Rutamucero soit libéré pour fêter le Nouvel An en famille. DIVERS Nom du père : Paul Kagame, nom de la mère : Carolyn Mc Askie. Ce titre qui se trouve à la " une " de l’agence Zoom Net, illustre le degré d’imagination des saboteurs appelés à établir les listes électorales. D’après ce confrère, au moins dix de ces saboteurs ont été arrêtés et se trouvent actuellement devant la justice. Quatre autres ont été purement et simplement renvoyés, sans autre forme de procès. Le président de la commission électorale soupçonne certains leaders politiques dans ces sabotages. Tout à fait autre chose : le gouverneur de la province Cibitoke nargue de plus en plus le pouvoir et l’Etat en toute impunité, titre l’agence Net Press. Il s’appelle Antoine Buzuguri et vient d’exproprier des commerçants de sa province de leurs vaches les accusant sans aucune preuve qu’ils allaient les acheminer en R.D.C pour servir d’alimentation aux hommes d’Agathon Rwasa. Pour sa défense, le gouverneur a déclaré, tantôt qu’il avait vendu ces vaches et versé l’argent sur un compte bancaire sans préciser lequel, tantôt qu’il les avait acheminées à la présidence de la République pour que l’on vérifie si elles avaient été vendues légalement. Une honte, a répliqué Pancrace Cimpaye, de faire croire à de telles affabulations. Aujourd’hui, le gouverneur de Cibitoke a la chance, si l’on peut dire, d’être le serviteur d’une République où l’impunité est la règle et les sanctions une exception. Sinon, conclut Net Press, la destruction de la Kibira, déjà, lui aurait au moins coûté son poste, et au mieux conduit dans une maison de " réflexion ", en attendant que le Frodebu lui trouve un successeur qui n’entache pas l’honneur de l’institution républicaine. La sœur de Rwagasore catégorisée parmi les sinistrés, titre l’agence indépendante d’informations AGINFO. Selon ce confrère, cette dame a porté plainte devant la commission nationale de réhabilitation des sinistrés (CNRS) et demande à cette commission de faire tout ce qui est en son pouvoir pour lui restituer sa propriété, a déclaré l’ancien premier Vice-Président de la République et président de la CNRS, Frédéric Banyankinyumvira qui n’a pas jugé opportun de dévoiler quel est le nom de cette sœur du charismatique prince ni l’endroit où se trouve cette propriété princière. |
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