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REQUISITOIRE DANS L’AFFAIRE KASSY MANLAN Affaire Kassy Manlan : des condamnations à mort dans le réquisitoire du procureur général de la République, titre l’agence Zoom.Net. Dans l’audience d’hier, écrit le confrère, les spécialistes en droit se seraient étonnés du comportement du procureur général, puisque pour eux, il devait instruire le dossier à charge et à décharge, mais M. Ngendabanka n’a fait que charger les prévenus. De lourdes peines, renchérit l’agence Net Press selon laquelle le premier groupe est constitué de planificateurs et/ou d’exécutants, tandis que le second est composé de personnes recrutés pour leur " expérience (sic !) dans l’exécution de sales besognes. RUTAMUCERO TOUJOURS EN DETENTION Ne l’oublions pas, c’est le titre du site Kirimba, parlant de l’Ir Diomède Rutamucero, au-dessus de deux photos, dont l’une le montre assis dans sa cellule en tenue bleue, et l’autre derrière les barreaux avec cette légende : Diomède Rutamucero dans sa cellule à Mpimba suivi de ce message : Malgré les appels répétés de sa famille, de ses amis et de la société civile, des ligues burundaises des droits de l’homme, et récemment encore de la commission africaine des droits de l’homme, l’Ir Diomède Rutamucero est toujours en détention. Depuis 5 mois, la justice burundaise n’a toujours pas fourni de preuves tangibles de sa culpabilité supposée. IMMUNITE ACCORDEE AUX PRESUMES ASSASSINS DE MGR RUHUNA Toujours dans le domaine judiciaire, les assassins de Mgr Joachim Ruhuna ont été graciés, titre l’agence Zoom.Net. Selon notre confrère, on risque de ne jamais savoir qui a réellement tué Mgr Ruhuna le 9 septembre 1996. L’ordonnance ministérielle porte octroi de l’immunité provisoire en faveur de ceux qu’elle qualifie de prisonniers combattants et leurs collaborateurs. D’où des inconnues et des questions, écrits Zoom.Net. Le diacre Kamana, est-il reconnu comme " combattant " ou comme " collaborateur " pour bénéficier de cette ordonnance ? Où en est son dossier ? Il est surprenant que même la conférence des évêques qui s’est érigée en partie civile garde un silence complice. Et Zoom.Net de s’interroger en guise de conclusion : le saint homme Joachim Ruhuna, était-il un vilain vulgaire pour mériter un tel sort ? Libération des présumés assassins de Mgr Ruhuna, écrit le site Kirimba. Pour notre confrère, le diacre Kamana et son co-accusé ont été trouvés sur les lieux du crime et ont bénéficié d’une immunité provisoire des prisonniers combattants et de leurs collaborateurs. Pourtant, écrit Kirimba, les intéressés n’ont jamais été des combattants et encore moins des collaborateurs avérés des rebelles. Mais il ne pouvait en être autrement, du moment que celui qui est présumé être le principal instigateur de cet assassinat, le commandant Zénon Ndabaneze, n’a jamais été inquiété par justice. " Mieux, il a été nommé membre de l’Etat-Major intégré ". La seconde mort de Mgr Joachim Ruhuna, c’est le titre de l’agence Net Press. Selon ce confrère, l’octroi de l’immunité provisoire au diacre Kamana est l’aboutissement de tout un processus et d’une série de manœuvres et de mensonges de la part de certains milieux politiques et religieux tendant à ranger Mgr Ruhuna au sein de tout un tas de morts anonymes avec comme unique objectif de blanchir les présumés responsables de cet ignobles assassinat. Il n’y a pas longtemps encore, écrit Net Press, un des évêques était allé informer l’ancien nonce apostolique, le regretté Mgr Michaël Courtney qu’au sein de la conférence épiscopale, on s’était entendu pour solliciter l’élargissement du diacre Kamana afin qu’il soit ordonné prêtre. Mais les informations recueillies plus tard accréditèrent la thèse selon laquelle ce n’était pas la conférence épiscopale en tant que telle qui avait sollicité la libération du diacre, mais bien le seul prélat. NOUVELLES DIVERSES Poursuivons cette revue de presse par des nouvelles diverses. Cupidité, quand tu nous tiens, titre l’hebdomadaire Arc-En-Ciel à propos de la famine qui sévit à Kirundo. Une fois de plus, les malheurs des uns font le bonheur des autres. En effet, nous observons depuis quelques jours un engouement des hommes politiques à tenter de résoudre le problème de la famine apparue à Kirundo. D’après cet hebdomadaire, cette tragédie est en train de servir de fond de commerce aux politicards en mal d’électeurs. Et voilà que les salaires déjà maigres des fonctionnaires vont être amputés. L’idée est excellente, écrit AEC, mais l’expérience aidant, les gros ne veulent plus renflouer les poches de certains dignitaires. Espérons que cette fois ne sera pas comme la précédente, où l’on a demandé à la population de disponibiliser un effort de guerre qui a été géré de la manière que l’on sait. Poursuivons avec un peu de politique. Le Renouveau : selon ce confrère, à l’heure actuelle, la population a perdu le Nord, elle ne sait plus à quel rythme avance le processus électoral. Du côté de la classe politique, les chicaneries autour de la Constitution post-transition n’ont jamais cessé depuis son élaboration jusqu’au stade actuel. Défense et sécurité : l’année 2005 signe la mort virtuelle des FAB, et la naissance de F.D.N, titre l’hebdomadaire Arc-En-Ciel. D’après ce confrère, la plus grande tare commune aux deux ex-belligérants reste le réflexe putschiste qui ne cesse de hanter les esprits. Pour les FAB, leur neutralité laisse à désirer car leur caractère partisan n’est pas à démontrer du moins durant les 40 ans dernières années, puisqu’ils sont responsables de ce qui est arrivé dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Du côté des ex-mouvements armés, tout n’est pas rose non plus. Une certaine opinion tutsi les rapprocher des pires forces négatives en mouvement dans la sous-région. ACTUALITE RELIGIEUSE Nouvelles religieuses pour terminer cette revue de presse avec le festival des femmes chrétiennes à Matana. Selon notre confrère ABP-INFOS qui donne la nouvelle, ce festival s’est tenu sous le thème : soyez bons comme votre père céleste est bon. Dans son allocution lors de l’ouverture, Mme Oda Ndayizeye qui se trouvait sur place déclaré que la persévérance dans la prière permettra au Burundi de retrouver la paix. Elle a également invité les participantes à surmonter toutes les divergences afin de servir de modèle dans l’amour du prochain. D’autres femmes, des religieuses celles-là, étaient réunies à Gitega du 25 décembre 04 au 8 janvier 05. Titre de l’agence Net Press : la congrégation des sœurs Sainte Thérèse rayonne bien au-délà des frontières nationales. Selon la mère générale de celles qu’on appelle communément les Bene-Tereza, Sœur Aloyisia Cishahayo, cette congrégation a étendu ses activités au début des années 70 en Tanzanie, au Tchad et au Cameroun. En ce qui concerne le Tchad, la décision d’y envoyer des religieuses comme missionnaires fut prise en 1971, précise la sœur Fidélité Kabura chargée des missions à l’étranger, prise par les sœurs de Sainte Thérèse de Lisieux en France, qui appréciaient particulièrement les Thérésiennes burundais pour leur sainteté, leur droiture et leur intelligence, afin qu’aillent porter loin le témoignage d’amour et de la vie religieuse. D’après la sœur Françoise Gashahu chargée de l’éducation, il vient d’être créée à Bukeye une école qui, affirme-t-elle avec une joie à peine contenue, va révolutionner l’enseignement technique. Dénommée Ecole Notre Dame du Sourire, pourquoi pas ? en souvenir du sourire de Jésus qui sauva un moment Sainte Thérèse, cette école va ouvrir la section couture de niveau A3 et plus tard de niveau A2 grâce à la coopération italienne. Selon l’agence Net Press, il ne reste plus que l’autorisation du ministère de l’éducation, qui, semble-t-il, traîne un peu les pieds. |
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