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DISSENSIONS AU SEIN DE L’UFB Les dissensions au sein de l’UFB (Union des Femmes Burundaises) qui éclaté au grand jour à la fin de la semaine dernière font naturellement les choux gras aux journaux parus cette semaine. Titre de l’agence Net Press : « Déchirements inter-UFB : beaucoup de dégâts en perspective ». Jusqu’ici, écrit le confrère, les déchirements au sein des partis politiques et diverses associations étaient une affaire entre hommes, ce sera du sérieux. Il va falloir s’attendre à des combats homériques, avec en perspective des mortes et des blessées. Ce commentaire un peu sévère de la bouche d’un observateur qui est loin d’être un administrateur inconditionnel du sexe dit « faible », résume un peu la situation électrique qui règne actuellement au sein de l’UFB. Le 12 mars 2005 à l’hôtel Novotel, écrit le confrère, une rive interféminine entre les deux ailes de l’UFB a failli avoir lieu avec probablement mort de femmes, si la sagesse n’avait conduit Mme Christine Mbonyingingo à vider les lieux. Selon l’agence Net Press, tout cela est la conséquence logique de la scission intervenue voilà presque 10 ans au sein du parti fondé par Rwagasore, où l’on a assisté à la naissance de tendances, l’une dite « Uprona Charles Mukasi » et l’autre appelée Uprona gouvernementale », même si ce qualificatif fait tiquer le sénateur-président Jean-Baptiste Manwangari, chaque fois que les journalistes prétendent l’utiliser. Il ne serait donc pas surprenant que les mêmes tentatives de déstabilisation attribuées par le confrère à l’Uprona gouvernementale, frappant à son tour l’actuelle J.R.R. C’est dans cette atmosphère délétère que le comité de l’UFB section Rohero,apparemment de tendance Christine Mbonyingingo a publié un communiqué de presse que reproduit intégralement mon confrère Le Renouveau. On y lit entre autres (je cite) : « Le comité informe l’opinion que le dernier congrès national de l’Union des femmes burundaises remonte à l’année 1991, et que l’UFB n’est affiliée ni aucun parti politique ni à aucune organisation politique. La section UFB de la zone Rohero a découvert avec étonnement l’existence de manouvres sournoises visant à la déposséder de son Foyer d’accueil situé à Rohero. Ce détournement est le fait de Mme Concilie Nibigira et Anatolie Rwamarucitse et serait dirigé par une certaine Aline Ngendankazi. Nous souhaitons en particulier mettre en garde certains médias (que le communiqué ne cite pas) qui se sont laissés complaisamment instrumentalisés autour de cette question ». Signé Gaudence Nibafasha. Cependant, écrit l’agence Zoom Net,Mme Concilie Nibigira a appelé les militantes et les amis de l’UFB en vue d’une mobilisation générale pour neutraliser cette imposture. Pour elle, écrit Zoom Net, le congrès convoqué par Christine Mbonyingingo n’avait d’autre objectif que de mener une opération visant à s’emparer du home pour jeunes filles de Rohero. D’après le même confrère, une certaine opinion voit déjà dans les agissements de Mme Mbonyingingo la main de l’Uprona gouvernementale. Selon l’agence Net Press, des sources proches de l’UFB, indiquent qu’un congrès national a eu lieu effectivement en 1991 et que Mme Colette Samoya fut élue secrétaire générale au grand dam de ceux qui étaient au pouvoir à l’époque qui, eux, souhaitaient la victoire de Christine Mbonyingingo. C’est alors que le parti Uprona fit pression sur le comité central de l’UFB nouvellement élu pour se choisir une autre secrétaire générale et Mme Mbonyingingo remporta sur Mme Samoya qui fut également écartée de la vice-présidence pour cause d’équilibre ethnique en faveur de Mme Marie-Louise Sibazuri. Plus tard,comme Mme Mbonyingingo fut obligée de suivre son mari qui venait d’être nommé ambassadeur en Italie, Mme Concilie Nibigira lui succéda comme nouvelle secrétaire générale. En mars 2001, elle fut confirmée comme patronne du mouvement, ce qui mécontenta l’Uprona qui avait entamé la division des partis politiques et associations et contesta dès alors la paternité de Concilie Nibigira sur l’UFB jusqu’à l’incident de la semaine dernière. L’assassinat d’un colonel FDD qui défraie la chronique, titre l’agence Zoom Net. Il s’agit du colonel Jean-Paul Ngurinzira, alias Wamena, qui vient d’être abattu à Musaga. Le porte-parole de son mouvement pleure la mort d’un colonel talentueux et d’un frère d’armes. Le Général Adolphe Nshimirimana, chef d’Etat-Major géréral adjoint issu du CNDD-FDD salue la mort d’un vagabond tué sans doute par d’autres vagabonds comme lui. Caporal de l’armée régulière en 1994, il avait rejoint les rangs du CNDD-FDD, pour proposer ses services de sanguinaire. Intrépide et avide de sang, il a dirigé pas mal d’opérations militaires dans le quartier tutsi de Musaga. Aujourd’hui, ce caporal devenu colonel a commis l’erreur de tourner les armes contre ses frères. Des plaintes de démobilisés fusent de partout, titre l’agence indépendante d’informations AGINFO. Selon mon confrère, les démobilisés des ex-FAB dénoncent les autorités militaires chargés de leur procurer leurs cotisations des deux dernières années. C’est pourquoi ils réclament de retirer leur argent sur un compte commun, où les listing de paie-solde habituellement utilisés serviraient pour le paiement de leurs cotisations. Côté rebelles, écrit AGINFO, les anciens combattants démobilisés se plaignent que le traitement dont ils sont l’objet est inéquitable par rapport à celui des démobilisés des ex-FAB. Enfin, selon le même confrère, les anciens étudiants de l’université ayant servi dans le cadre du S.M.O réclament toujours à cor et à cri d’être intégrés parmi les démobilisables. Selon Kirimba, ces étudiants se considèrent toujours comme des réservistes et demandent au président de l’Initiative Régionale d’être traités conformément à l’accord d’Arusha. Ils affirment ni plus ni moins être en congé indéterminé et en conflit ouvert avec leur ancien employeur, le ministère de la défense nationale. La Maison de la presse forme les responsables administratifs sur l’environnement. C’était la selaine dernière à Kayanza où ; selon Le Renouveau, les discours d’ouverture ont été prononcés tour à tour par Mme Pascaline Biduda, vice-présidente de la Maison de la Presse et le Dr Edouard Nkurunziza, gouverneur de province qui, selon lui, Kayanza devrait être considéré comme capitale de l’environnement. Voilà un homme qui ne manque pas d’ambition. Les étudiants burundais de Russie confrontés à de sérieux problèmes de bourses, titre l’agence Net Press. En effet, selon mon confrère, ils perçoivent 100 $ par mois alors que les dépenses mensuelles dépassent largement les 300 $. A noter que ce montant remonte du temps du communisme. Et le confrère de noter que des problèmes liés à une bourse insuffisante avaient également été posés par les étudiants résidant en Chine il y a trois ans. On rappelle qu’à l’époque, écrit Net Press, le ministre de l’éducation, Prosper Mpawenayo avait pris des mesures draconiennes consistant à diminuer ou à supprimer les frais liés à la formation. La presse écrite menace de déclencher une guerre des médias, titre Kirimba. Nous venons à peine de sortie d’une guerre ethnique. Il ne faudrait surtout pas qu’on nous invite,indirectement, nous autres de la presse écrite, à déclencher une guerre des médias à l’égard des privilégiés de l’audiovisuel. Il faut faire en sorte que les gens de la presse écrite ne soient pas tentés de tendre des embuscades à leurs confrères de la radio et de la télévision, a déclaré un directeur d’un journal local. C’était au cours d’une réunion d’évaluation de la manière dont la couverture médiatique du référendum avait été assurée. A l’issue de la réunion, écrit Kirimba, il a été décidé que pour le reste des scrutins, toutes les catégories de la presse seront associées. LE BURUNDI A LA VEILLE DE LA PAIX Je termine cette revue de presse avec cette question que pose Valérie Thorin dans l’hebdomadaire Jeune Afrique/L’Intelligent : Burundi, enfin la paix ? Notre consoeur semble répondre par l’affirmative, convaincue que l’adoption d’une nouvelle Constitution ouvre la voie à la tenue d’élections débouchant à un partage du pouvoir plus équitable entre Hutu et Tutsi. Plus loin dans les colonnes du même journal du Tunisien Béchir Ben Yahmed, Jean-Dominique Geslin écrit qu’au moment où le Burundi a choisi de faire du dosage ethnique la base de ses nouvelles institutions, Kigali proscrit toute allusion au clivage entre Hutu et Tutsi. Selon le même confrère, les dirigeants rwandais pourraient ressentir une certaine inquiétude face à l’évolution positive de la situation burundaise. Parallèlement, renchérit-il, les craintes exprimées par l’Uprona, principal parti tutsi burundais, qui se dit préoccupé par le risque de monopolisation du pouvoir par un seul groupe politico-ethnique, sont partagés par les autres communautés tutsi vivant dans les pays voisins, surtout au Rwanda. Enfin, conclut Jean-Dominique Geslin, sur le plan diplomatique, Kigali risque d’y perdre, sinon un allié objectif, tout au moins un voisin bienveillant. En effet, un pouvoir hutu élu à Bujumbura serait naturellement enclin à se rapprocher de Kinshasa, au détriment du régime de Paul Kagame. |
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