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Lequel des partis Uprona, Parena ou MRC est le mieux placé pour décrocher le poste-clé de vice-président de la République ? s’interroge Net Press. Pour ce confrère, s’il est vrai que les 3 grands partis tutsi possèdent de solides arguments pour séduire leurs électeurs potentiels, ils souffrent également d’un certain nombre d’handicaps qu’ils se gardent naturellement de reconnaître publiquement. Le parti Uprona a l’avantage d’être rompu aux affaires depuis 40 ans, ses membres sont implantés sur le terrain, il possède d’éminents cadres à la tête des entreprises para-étatiques, au gouvernement, dans l’administration territoriale avec toutes les facilités y afférents. Mais l’Uprona souffre aux yeux d’une partie de la communauté tutsi de s’être allié au Frodebu depuis 1993, un parti dont une partie de cadres est accusée d’actes de génocide. De même, l’Uprona n’a dénoncé ce crime des crimes que bien tardivement en août de l’année dernière. Quant au Parena de Jean-Baptiste Bagaza, le seul fait d’évoquer le fondateur de la II ème République et l’excellent gestionnaire du pays qu’il fut pendant près de 11 ans suffirait pour réduire au silence ses concurrents tutsi. Cependant, Jean-Baptiste Bagaza est perçu dans certains milieux comme un homme du passé, caractérisé par un autoritarisme sans concession, accordant peu de place au débat contradictoire selon l’adage bien connu « tu penses comme lui ou tu meurs ». Concernant enfin le MRC, son mot d’ordre est le changement qui devrait permettre l’accession au pouvoir d’hommes neufs et intègres. Sans oublier que le colonel Epitace Bayaganakandi initie depuis un certain un peu partout des projets en faveur de la population, comme pour montrer déjà ce qu’il ferait « en grand » si le pouvoir lui était confié. Mais le MRC est accusé à tort ou raison d’être une formation politique à connotation régionaliste. Bien plus, le président du MRC n’est pas tout à fait un « homme nouveau » qu’il voudrait être, puisqu’il fut ministre sous le major Pierre Buyoya. Le président Ntibantunganya n’est pas rangé sur la liste du Frodebu, titre l’agence Zoom.Net. Si j’en crois ce confrère, son parti lui aurait refusé le droit présenter sa candidature. Des sources dignes de foi indiquent que le parti lui a demandé de rester sénateur, puisqu’il l’est à vie. Cependant, aux dernières nouvelles, l’ancien président a bel et bien affirmé qu’il se présenterait sur la liste du Frodebu dans sa commune natale de Gishubi. Selon le même confrère, le Dr Jean Minani aurait écourté son voyage en Europe parce qu’il n’a pas du tout été content de voir ses proches écartés de la course aux élections, lui qui ambitionne le fauteuil présidentiel. D’où le risque pour lui que les élus de demain soient d’une autre mouvance du Frodebu que la sienne. Bien plus, le Dr Jean Minani ne semble pas avoir confiance en ses représentants dans les provinces, ce qui probablement augure d’une autre crise au sein du Frodebu. Politique toujours, dans un entretien publié sur le site Abarundi.org et reproduit par l’hebdomadaire Umuntu-Lumière, Agathon Rwasa raconte comment en 2002 il a failli être assassiné. Des membres du Frodebu dont le président et le secrétaire général, s’étaient jurés de mettre fin à mes jours, de mèche avec Alain Mugabarabona et Anicet Ntawuhiganayo. Dans cette sale besogne, poursuit-il, il y avait aussi la main invisible de Buyoya et Zuma. Dans la suite, c’est toujours Agathon Rwasa qui parle, les conspirateurs firent passer pour président du Palipehutu-FNL. Alain Mugabarabona qui n’était rien d’autre qu’un agent de la mafia entretenu par l’aristocratie militaire. Plus loin, dans la même publication, Agathon Rwasa confirme bien qu’une rencontre avec une délégation des partis Raddes et Inkinzo était prévue sous les auspices de l’ambassadeur Satti et des évêques de Bubanza et de Bujumbura respectivement Mgrs Jean Ntarwarara et Evariste Ngoyagoye. Justice à présent : la peine de mort pour les violeurs, titre l’agence indépendante d’informations AGINFO. Selon ce confrère, le dernier cas en la matière est celui d’Emedi Bakari du quartier Nyakabiga qui a violé des enfants dont l’âge varie entre 4 et 7 ans. Ailleurs, 112 cas ont été jugés à Ruyigi suivi des condamnations allant de 3 ans à la peine capitale. Selon Maître Déo Ndikumana, il faut infliger la peine de mort à ces violeurs de mineurs, comme c’était déjà le cas en 1981, à l’époque des voleurs dits « Katarina » et des anthropophages. Justice encore : pour son honneur et sa dignité, Pierre Buyoya devrait accepter d’être entendu dans les meilleurs délais par une justice indépendante, titre l’agence Net Press. Pour ce confrère, tout le monde est unanime pour affirmer que de hauts responsables de la police et de la documentation de la calibre de Gérard Ntunzwenayo et d’Emile Manisha ne pouvaient pas prendre l’initiative du meurtre de Kassy Manlam sans les ordres venus d’ailleurs. C’est pourquoi Pierre Buyoya devrait cesser toute autre activité pour réclamer la mise sur pied immédiate d’une enquête indépendante destinée à le blanchir si réellement il est convaincu de son innocence. Car l’assassinat du Dr Kassy Manlam par une police qui n’avait de comptes à rendre à personne d’autre qu’à lui-même risque de ternir pour longtemps son image auprès de la seule instance qui voyait encore en lui un grand homme d’Etat. Désigné il y a quelques semaines pour superviser les élections en Centrafrique à la tête d’une délégation de la francophonie, il serait surprenant qu’on lui fasse confiance pour la même mission en octobre prochain lors de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, pays qui a vu naître feu le Dr Kassy Manlam. Nouvelles diverses pour boucler cette revue de presse : l’Onapha, une entreprise en agonie, titre notre confrère Le Renouveau. D’après la directrice générale de cette entreprise, sa situation financière très critique est consécutive aux mesures hostiles prises par le gouvernement via le ministre de la santé, des mesures l’empêchant d’importer, de produire et de vendre sur le marché national. Une entreprise créée et tuée par le gouvernement, poursuit le quotidien gouvernemental. En effet, cette entreprise qui avait un résultat net positif de plus de 113 millions de francs en 2001, a connu en 2004 un déficit de plus de 578 millions. Actuellement, seul le gouvernement est capable de sauver l’ONAPHA et son personnel, qui sont au bord du gouffre par la réalisation du partenariat déjà négocié avec une société sud-africaine. En actualité religieuse, l’élection du pape Benoît XVI comme successeur de Jean-Paul II constitue, pour l’hebdomadaire belge Le Vif/l’Express, une gifle pour les catholiques progressistes et réformistes, déjà laminés par les 26 ans du pontificat de Jean-Paul II. Et notre confrère de donner certaines de ses prises de position très conservatrices à propos de quelques aspects de la vie moderne. Pour Benoît XVI par exemple, « la musique rock est l’expression des passions qui, au mieux, assume des caractères de contre-culte qui s’oppose au culte chrétien ». Pour lui encore, « l’interdiction de la prêtrise des femmes est nécessaire afin de protéger la vraie doctrine et guider la conscience des fidèles ». Ou bien encore, « le clonage est une menace bien plus dangereuse pour l’humanité que les armes à destruction massive ». |
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